Rouvrir une clôture / rectifier¶
En bref. Une journée clôturée peut être rouverte par un manager. Et une ligne figée en main courante ne se réécrit pas : on la corrige par une rectification (contre-écriture).
Rouvrir une clôture¶
Réservée aux managers, la réouverture d'une journée déverrouille les prestations postées pour corriger une erreur. À utiliser avec discernement : elle touche une journée déjà arrêtée.
📸 Capture à réaliser — cloture/rouvrir
Le bouton Rouvrir sur une clôture et l'assistant Rectifier une ligne.
Rectifier une ligne figée¶
Une ligne postée en main courante (ou une consommation POS) ne se modifie jamais directement : on passe par l'assistant Rectifier, qui crée une contre-écriture — une ligne en quantité négative, juste en dessous de l'originale. L'historique reste intact, la correction est traçable.
C'est le geste du client qui conteste à la note : « je n'ai pas consommé au minibar ». On ne réécrit pas la ligne d'origine, on ajoute son contraire.
Ce que l'assistant demande¶
- un motif (erreur d'exploitation, geste commercial…) : il code la catégorie, seule exploitable en statistiques, le détail restant dans le libellé ;
- la quantité rendue, quand la ligne en porte plusieurs — « 1 sur 3 retourné » s'affiche alors sur la ligne.
Les règles¶
- Une seule rectification par prestation, sauf si la quantité est supérieure à 1 : on peut alors rendre le reste, jusqu'à concurrence.
- La contre-écriture se date sur une journée encore ouverte. Si la nuit d'origine est close, elle se pose au premier jour disponible — sans quoi elle n'entrerait dans aucune main courante.
- Tant que la journée n'est pas clôturée, une rectification passée par erreur s'annule simplement : elle n'est encore partie nulle part. Une fois la nuit close, elle appartient au grand livre et ne s'efface plus.
- L'établissement choisit en configuration si le geste est ouvert à la réception ou réservé aux managers : le montant annulé sort du chiffre d'affaires.
- Une ligne déjà portée sur une facture ne se rectifie plus : le bouton disparaît. À ce stade, l'outil juste est l'avoir sur la facture, pas la contre-écriture.
Le cas d'une consommation POS¶
Rectifier une conso venue de la caisse (« Ticket Restaurant n°… ») passe un avoir dans la caisse, et non une ligne écrite sur la note. L'avoir redescend ensuite tout seul sur le folio, en négatif. Un seul document fait foi : la caisse et le séjour ne peuvent plus se contredire, et personne ne reprend deux fois la même conso.
Trois conséquences pratiques :
- la caisse doit être ouverte — un avoir est un document de caisse, il entre dans sa journée. Si la caisse du jour est fermée, ouvrez-la avant le geste ;
- la reprise est totale pour la ligne : pour ne rendre qu'une partie du repas, passez l'avoir au point de vente, qui seul connaît le détail des articles ;
- quand un ticket porte deux taux de TVA (10 % le repas, 20 % les boissons), la note en fait deux lignes : reprendre celle du repas ne rend que le repas.
Une fois le ticket repris, le bouton ↩ disparaît de la ligne : il n'y a plus rien à rendre.
Bon à savoir¶
- La réouverture est un droit manager ; les journées se rouvrent aussi dans l'ordre (intégrité séquentielle).
- La rectification est la bonne méthode pour corriger un montant déjà clos mais pas encore facturé : elle préserve l'audit. Après facturation, c'est l'avoir.
- Une prestation rectifiée reste visible sur la note et la facture, avec sa contre-écriture : le client voit ce qui a été repris.
- Le journal d'événements garde la trace des réouvertures et rectifications.